Et voilà, c’est reparti pour une nouvelle campagne de CDF d’Enduro ! Après quelques mois de trève, les pilotes des différentes catégories se sont retrouvés en terres charentaises, à Champagne-Mouton très exactement pour l’ouverture des hostilités. Le Moto-Club des Orchidées s’est lancé avec succès dans l’organisation de son 1er CDF après plusieurs épreuves de ligue ainsi que la coupe de France l’an passé. Heureusement, le soleil a bercé cette épreuve malgré l’arrosage nocturne, sinon la course aurait été toute autre ! Côté parcours, trois spéciales banderolées ponctuent un parcours sans réelle difficulté technique hormis un bourbier et une montée baptisée « la piste noire » en liaison qui s’avérera facile sur le sec.
Commençons notre tour d’horizon, galanterie oblige, par Juliette Berrez, pilote féminine en laquelle nous plaçons beaucoup d’espoirs. Elle a quelque peu modifié son planning d’entraînement durant l’hiver, mais prouve lors de cette ouverture qu’elle s’est adaptée à merveille à sa 144 EN. A la lutte pour le podium, elle n’a jamais été aussi près des chronos de la tête de course. Longtemps 3ème le samedi, elle a perdu cette place en voulant trop assurer les 2 dernières spéciales et se fait dépasser sur le fil. Touchée dans son orgueil, elle ne rééditera pas la même erreur le lendemain, et saura profiter d’une erreur dans le pierrier d’une de ses adversaires pour conforter sa 3ème place finale sur l’ensemble du week-end.
Du côté des garçons, Alban Dauphin n’a pas la tâche aisée en Elite E1, catégorie la plus relevée du CDF cuvée 2010 avec au départ des ténors du WEC, à savoir Johnny Aubert ou encore Antoine Méo. Pour couronner le tout, Alban pilote une des deux seules 125 2T du plateau, ce qui lui vaut d’être remarqué à chaque passage pour son bourdonnement d’abeille parmi tous ces moteurs à soupapes ! Il est évident que cette cylindrée sera plus à l’avantage sur un terrain européen, mais Alban ne lâche rien afin de se préparer au mieux. Il termine à la 10ème place samedi, mais se voit relégué deux places plus loin le lendemain après avoir déraillé en spéciale. Néanmoins, il devance à chaque fois son concurrent direct en 125 2T.
Matthieu Gagnoud quant à lui, évolue au guidon de la 300 EN en Elite E3. Si cette catégorie est moins fournie en terme de pilotes, elle n’en reste pas moins disputée puisque six pilotes peuvent prétendre au podium et se départagent à coups de secondes. Le 1er jour il se montre rapide dès les premiers chronos en se plaçant parmi les hommes de tête, mais un 2ème tour moins régulier va le reléguer au pied du podium. Il ne parviendra pas à combler son retard. Le lendemain, bien décidé à s’affirmer, il s’applique sur ses trajectoires, et se montre dans le coup. Néanmoins, Rudy Cotton se montre légèrement plus rapide, et prendra l’avantage dans les dernières secondes pour s’emparer de la dernière marche du podium pour seulement 6 secondes.
Enfin, du côté des pilotes juniors, Guillaume Gagnoud a pris ses marques ce week-end, et découvre cette catégorie où 3 tours l’attendent. Il se montre encore un peu tendre, mais apprend très vite, et joue déjà parmi le top 10 au milieu de pilotes qui ont déjà l’expérience de la classe. Parmi ses chronos du week-end, il faut noter un 4ème temps dans la SP3 du dimanche, la vitesse est là ! Il s’est bien adapté à sa 250 EN, sur laquelle il reste encore quelques réglages de suspensions à peaufiner. Il se classe 10ème samedi, et progresse dimanche en accédant au 8ème rang, le contrat est rempli pour cette manche d’ouverture.
De manière générale, nous avons atteint les objectifs que nous nous étions fixés pour cette épreuve, tout en confirmant que le potentiel est bel et bien au rendez-vous ! A nous de confirmer dès les prochaines épreuves, et de nous préparer au mieux pour affronter le Championnat d’Europe, dont l’ouverture se déroulera la semaine suivant la seconde manche du CDF 2010. Avant ça, nous vous donnons rendez-vous dès ce week-end au Domaine de Balesta, pour la 1ère édition du Kenny Enduro, auquel nous avons à cœur de participer.
Enfin, que nos partenaires et observateurs avisés soient rassurés, le Team TM Racing France n’a pas été privatisé, mais l’équipe a perdu l’appellation de « team officiel » en même temps que nous refusions d’être partenaire du CDF d’Enduro 2010, le budget étant trop conséquent à nos yeux. Aussi, la structure reste bien l’implication directe de l’importateur français, quoi qu’on puisse en dire…

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