zachary pichon

Non, Zach Pichon, notre interviewé du dernier numéro, ne marche pas sur les pas de son père Mickaël qui, certains s’en souviendront, a fait carrière aux Etats-Unis à 19 printemps. Le néo officiel Sherco qui s’attaquera à sa première saison de Championnat de France en Elite et de Mondial en Junior a suivi la famille qui, comme le veut la tradition, aime à passer en début d’année quelques semaines en Californie. Mais pas pour glandouiller : Zach a récupéré une Sherco flambant neuve chez l’importateur américain et écume avec son petit frère Lenny les circuits de cross du coin pour chopper la caisse, tout en roulant dans les collines environnantes de Los Angeles.

Un training au soleil qui doit susciter quelques jalousies chez ses copains enduristes, mais qui n’a rien à voir avec des vacances. Zach Pichon nous le confirme. » Cela fait déjà une semaine et demie que l’on est arrivés et on a pas mal roulé avec mon frère Lenny. Au moins une demi douzaine de fois, donc, on peut dire que ça ne chôme pas. On a été sur les circuits de cross du coin, Lake Elsinore, Pala, Starwest… Ça m’a fait du bien car il y avait longtemps que je n’avais pas roulé sur un circuit et j’ai pu travailler ma vitesse, le rythme. Physiquement, je cours de temps en temps mais c’est de l’entretien. L’idée est aussi de profiter de ce séjour et de faire un peu de tourisme car je suis avec la famille et ma copine. Et puis, j’ai déjà bossé mon physique lors de gros stages de préparation au mois de janvier.

zachary pichon

Je participerai aussi à une course pour me mettre en jambe le premier week-end de mars en Italie. Cela me fera du bien. Sinon, je l’avoue, ça me fait un peu bizarre de me retrouver ici sur une machine d’enduro. Je roule au milieu des crossmen, notamment avec les pilotes entraînés par Yannig Kervella et les gars se demandent un peu ce que je fous là. Ici, rares sont ceux qui connaissent Sherco alors quand ils découvrent la moto avec la plaque-phare, ils ne comprennent pas bien… (rires). Surtout que j’ai la roue de 18″ et le moteur de série, super discret. Sinon, j’ai aussi roulé dans les collines près de notre résidence. Mes parents ont des amis qui roulent en buggy dans le coin et ils m’ont amené là pour rouler en enduro.

La liberté est totale, c’est top ! Il y a pas mal de trails, mais aussi des gars qui roulent sur le Worcs, le championnat américain d’enduro, à priori. C’est drôle. Après, c’est hyper sec. Ici, il fait plus de 30 degrés et ça fait une paye qu’il n’a pas plu. En tout cas, on s’est régalés en assistant aux SX de Phoenix et d’Anaheim 3. Etre spectateur, c’est quand même pas mal. Cela m’a donné envie de rouler, mais pas pour participer à la course, juste pour le plaisir du roulage en SX. C’est trop de risques pour briller et clairement, je suis passé à autre chose. Quand je vois comment Roczen, que j’adore, galère, je ne peux m’empêcher de compatir… »