Teodor KABAKCHIEV

Après la fin soudaine de la saison due au Coronavirus, Teodor KABAKCHIEV (BG – KTM) a appris qu’il était Champion du Monde Junior via le communiqué de presse officiel FIM & ABC Com… Nous avons pu discuter avec le Bulgare de sa saison et de ce titre !

Kaba

Bonjour Teodor, bien sûr, pas la fin de saison que nous attendions tous, mais… qu’avez-vous ressenti quand vous avez su que vous étiez champion du monde Junior ?
Teodor KABAKCHIEV
 : « Bonjour ! Pour être honnête, je préférerais avoir remporté le titre sur la piste avec mon équipe plutôt que chez moi mais la situation est la même pour tous et nous devons nous adapter rapidement. C’est sûr que c’est un moment dont j’ai rêvé. J’ai toujours su et cru au plus profond de moi que je pouvais remporter le titre mondial Junior. Les planètes semblaient s’être alignées en fin de la saison et je me suis battu pour cela. »

Vous devenez le premier Bulgare à remporter un titre mondial… Vous avez écrit l’histoire de votre pays !
T.K
 : « C’est un moment de grande fierté comme vous l’avez dit non seulement pour moi mais pour mon pays. Je suis heureux d’avoir eu l’occasion de vivre cette expérience et de la partager avec ma nation. Les fans bulgares créaient une bonne ambiance à chaque course, donc je les respecte énormément et j’apprécie leur soutien. C’est le cadeau parfait pour eux ! »

En arrivant à la première course en Pologne, vous attendiez-vous à vous battre pour le titre ?
T.K 
: « Je savais que j’en avais les capacités mais je ne savais pas si cela arriverait cette année ou la suivante. Donc, après avoir remporté la deuxième manche en Pologne, j’ai vu que je pouvais le faire et j’ai continué à travailler plus dur. »

 

« La clé c’est la résistance mentale, la capacité de maintenir la pression ! »

Ensuite, l’Allemagne a été très difficile pour vous, après cette course, pensiez-vous pouvoir revenir et remporter le titre ?
T.K
 : « La manche en Allemagne a été difficile c’est certain. J’ai eu un problème technique avec mon amortisseur arrière lors de la première manche – il a explosé, donc je suis à peine arrivé à l’arrivée. Après cela, j’ai roulé avec l’amortisseur arrière standard d’un ami et ce fut assez difficile pour moi car je suis plus lourd que le pilote moyen. Bien sûr, je n’étais pas satisfait du déroulement de la course, mais je savais que j’étais capable d’en faire plus. À propos du titre, je ne m’en suis jamais fait des nœuds au cerveau. J’aime me concentrer sur le processus plutôt que sur le résultat. Je savais que si je mettais le travail et l’énergie à l’entraînement et en course, les résultats arriveraient tôt ou tard. »

Il semble qu’en Espagne, quelque chose s’est passé dans votre style de pilotage… Avez-vous travaillé sur quelque chose de spécial ?
T.K
 : « Rien de spécial. J’ai juste continué à consacrer des heures à l’entraînement et à être cohérent et c’est tout. Mon corps et mon cerveau se sont adaptés au rythme des entraînements et j’ai pu apporter le même rythme aux courses. »

Le combat a été intense avec HENTSCHEL et CULLINS, c’était jusqu’à présent le combat le plus serré pour le titre Junior… Qui était le challenger le plus dur entre les deux ?
T.K
 : « Oui, tout le monde est dur. CULLINS était rapide, HENTSCHEL était très constant. Nous parlons de championnat du monde, donc tout le monde veut être en tête et gagner. Je respecte chaque pilote. Mais je pense que la clé de notre catégorie est d’être rapide, cohérent et d’avoir une endurance mentale, la capacité de maintenir la pression sans faire d’erreurs. Je crois que je l’ai. »

Maintenant, quel est le plan pour l’avenir alors que vous vous battrez avec les gros bras de la catégorie Prestige la saison prochaine ?
T.K
 : « Ce sera un vrai pas en avant. Ce sera un nouveau départ pour moi, donc j’espère avoir l’opportunité de bien préparer la présaison et de me battre avec les grands. Il est difficile de faire des plans pour le moment car chaque jour la situation change, nous ne savons pas si les prochaines courses auront lieu, si les sponsors continueront à nous soutenir alors que l’économie mondiale change. Espérons donc que tout se rassemble et revienne à la normale pour que nous – les coureurs – puissions continuer à faire ce que nous aimons ! »

ItvTeodor Kabakchiev, un nom à retenir… Et à savoir écrire… 
Communiqué ABC Communication