Viva Italia !

Ciao tutto !

On m’a souvent dit que je n’étais pas une ceinture noire en matière de chance et ce n’est sans doute pas sans raisons. Cependant je garde à l’esprit que tout est relatif, ce qui me console  à chaque fois que j’accuse un coup du sort. Preuve en a été tout de même faite une fois de plus ce week-end en Italie, à l’occasion d’une épreuve de championnat national à Tolmezzo. Arrivé tard dans la nuit mercredi, jusqu’aux portes fermées d’un hôtel qui n’ouvrira que le lendemain matin, je passe ma première nuit sur place à proximité de ma voiture de location, plus précisément à l’intérieur. Le lendemain matin, après avoir au moins pu apercevoir le hall de l’hôtel je me rends sur les spéciales afin de les reconnaitre. Au total trois secteurs chronométrés, une « cross test » et deux spéciales en ligne typiques des tracés italiens qui me semblent techniques. Le programme prévoit quatre tours le samedi et trois tours le dimanche.

Samedi nous commençons par une des deux spéciales en ligne. Dès les premiers mètres je réalise que le léger tapis de feuilles qui jonchait le sol lors des reconnaissances a laissé place à des pierres et à des racines suite aux passages des pilotes qui me précèdent. Après avoir piloté avec vigilance je sors de cette spéciale avec le sentiment d’avoir réalisé un chrono médiocre. Les temps n’étant pas affichés en sortie de spéciale je n’apprendrai que plus tard que j’y réalise le scratch. Vient ensuite la cross test. Fabrizio AZZALIN, présent à l’entrée de la spéciale, me prévient que le terrain est assez glissant. Deux cent mètres après m’être élancé, je réalise l’importance capitale de l’information donnée par mon team manager. En effet, j’aperçois à intervalles réguliers ma moto faisant des tonneaux à côté de moi sur une vingtaine de mètres après avoir instantanément perdu l’avant sur un gros freinage fond de quatrième. Les nombreux spectateurs m’encouragent après ma chute. Aux frontières du KO je me hisse sur l’épave de ma moto pour terminer ma spéciale. Etrangement je trouve la force de me battre jusqu’à l’arrivée et mon crash ne m’est facturé qu’une vingtaine de secondes. Jusqu’à la fin de la journée les mécaniciens du team vont réparer tout ce qui a été détruit. Mika AHOLA, Simone ALBERGONI et Thomas OLDRATI se sont emparé du commandement de l’épreuve mais au fil des chronos je parviens à revenir sur eux. Dans le dernier tour il ne reste plus que Mika AHOLA devant moi et en deux spéciales je lui reprends la première place. Je termine ainsi ma journée premier au scratch, et je suis très heureux d’avoir su me concentrer sur mon pilotage malgré la grosse chute que j’ai fait. J’ai aussi dû lutter contre une chaleur éprouvante, il a fait 40° toute la journée.

La nuit est pénible, les muscles se sont refroidis, j’ai mal partout. Des maux de tête m’empêchent de dormir et le lendemain je prends le départ sans me sentir très bien. Dans la première spéciale, une grande ligne technique, je rattrape Belotti. Arrivé derrière lui, aveuglé par la poussière qu’il soulève je heurte une grosse pierre avec ma roue avant, j’embrasse de nouveau le sol italien. C’en est trop, et je décide de jeter l’éponge avant d’aggraver mon cas…

Heureux d’avoir trouvé un avion pour rentrer chez moi le dimanche soir je file à l’aéroport de Milan. Mon vol est à 19 heures et après trois heures d’attente j’apprends qu’il est annulé. Il va falloir dormir dans l’aéroport, je suis au bout du rouleau. Après une nouvelle nuit inconfortable, un voyage en train pour changer d’aéroport et quinze heures d’attente je rentre enfin chez moi.

Le bilan de ce week-end est positif malgré tout ! Après un gros crash et une moto détruite j’ai été capable de garder ma concentration pour aller chercher la victoire face à de sérieux clients. Oui j’ai mal partout, oui je suis épuisé mais je garde à l’esprit que mon job est merveilleux et je ne suis pas prêt d’arrêter de me donner à 100%, en Italie, en France et n’importe où ailleurs. Maintenant place à trois semaines de pause avant de retourner en Italie pour la finale à Lumezzane.

Une pensée pour Boubou, mon suiveur sur le mondial, qui a été battu par KO par un 4X4 après l’avoir percuté dans un chemin ce week-end à Langogne alors qu’il suivait Marc Germain. Plus de peur que de mal au final puisqu’il s’en sort avec une clavicule cassée et une bonne migraine… ouf !

A très bientôt,

Seb

 

Classement samedi Tolmezzo

 

1/ Sébastien GUILLAUME

2/ Mika AHOLA

3/ Simone ALBERGONI

4/ Alex BELOMETTI

5/ …

 

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