Le collège de représentants de la discipline avec Adrien van Beveren, Sam Sunderland, David Castera, le boss de la FIM et les teams managers de presque toutes les écuries

Les 450 bientôt bridées

La FIM, les organisateurs du Dakar, les teams KTM, HVA, Honda, Yamaha, Hero et HT Rally Raid, les pilotes Adrien van Beveren (Yam) et Sam Sunderland (KTM) se sont réunis le mois dernier (avant le Covid-19) avec pour objectif de diminuer le nombre d’accidents et d’augmenter la sécurité en rallye-raid, un œil tourné notamment vers le Dakar. Cinq points ont été retenus et vont appeler des changements dans la discipline à courte échéance. des objectifs qui vont être revus étant donné le statu quo mondial lié à la crise du Covid-19 et qui a déjà mis à mal les premières dates du Championnat du monde. Mais voici les grandes lignes de ce qui sera la nouvelle révolution de la discipline, dix ans après la limitation au 450 inscrite à l’époque par le Dakar et David Castera, déjà…

– Road book électronique : la constitution d’une équipe « d’inspecteurs de parcours » lors des manches du mondial afin que chaque team et pilote puissent avoir accès au même degré d’information et de compréhension des difficultés du parcours. Un nouveau road book électronique devait être testé au prochain Rallye du Maroc avec GPS intégré. Un GPS secondaire sera encore disponible sur cette course test, mais dès le Dakar 2021 cet écran pas plus gros qu’un Ipad Mini devait remplacer le bon vieil enrouleur papier.

– Limitation de puissance : plus de changement de rythme dans le dessin des parcours afin de réduire les moyennes de vitesse couplé à l’instauration d’une bride à l’entrée d’air afin de réduire la puissance et la vitesse. Une période de test devait s’en suivre, au départ prévue jusqu’en juin. Interrogé sur le sujet, José Leloir, co-manager de Yamaha, nous a confié que le diamètre d’entrée d’air derrière le filtre à air était testé à 15 mm, soit une pièce de vingt centimes d’euros ! Il estimait la puissance des 450 passer de grosso modo de  « 70 ch à 50 ch sortie moteur, une diminution d’environ 25% pour arriver à l’équivalent de la puissance d’une 250 4T ». Des 450 qui seront plus lentes à l’accélération et ne devraient pas dépasser les 160 km/h en pointe.

– Protections : adoption de l’air bag dès que possible. Une réunion avec les fabricants était prévue avec test en 2020 pour un usage systématique dès 2021 au Dakar. Il est question que le pilote dispose de trois cartouches d’air pour réactiver le dispositif en cas de reprise de la course suite à une « petite » chute.

– Navigation : Une nouvelle tour d’instrumentation sera développée, plus visible, plus audible, plus compact, moins intrusive pour limiter les blessures en cas de chute. En cas de contact avec le pilote, elle devra s’affaisser pour ne pas bloquer ce-dernier et la bulle devra être éjectable.

Pour rappel, le Dakar devait intégrer le championnat du monde dès 2021. Date à laquelle il semblait acté que les motos, à l’instar des autos, seraient bridées, dotées d’un road-book électronique et que les pilotes porteraient un gilet airbag. Un new deal qui ne bénéficiera malheureusement pas de la période test des épreuves 2020 et ne sera certainement pas entièrement d’actualité dès le prochain Dakar. Les pistes de l’avenir de la discipline sont en tout cas tracées. On en parle avec les différents protagonistes très prochainement…