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« La roue tourne » : Van Beveren poursuit sa quête au Dakar 2024

Crédit photo : A.S.O./F.Le Floc'h/DPPI
Pilote français n°1, Van Beveren est sous le feu des projecteurs. Crédit photo : A.S.O./F.Le Floc’h/DPPI

Le 18 janvier prochain, dix années auront passé depuis le dernier podium d’un pilote français au Dakar à moto : celui du Niortais Olivier Pain, troisième en 2014 d’une course partie d’Argentine et passée par la Bolivie avant d’arriver au Chili. Depuis, la France attend son successeur. Dix ans : jamais l’attente n’avait été aussi longue. À la veille du départ de l’édition 2024, la meilleure arme des tricolores s’appelle à nouveau Adrien van Beveren, seul pilote français inscrit dans la catégorie reine RallyGP.

Trois fois dans le top-5

À 33 ans – il les fête ce 4 janvier –, le Nordiste s’attaque à son neuvième Dakar d’affilée. Arrivé en 2016 après être devenu triple-champion de France des sables (2010, 2014, 2015), il s’est montré compétitif d’entrée de jeu en terminant à la sixième place. Un an plus tard, il n’est passé qu’à 48 secondes du podium, finissant quatrième. Les éditions suivantes n’ont pas été aussi réussies : quatre abandons consécutifs en raison de chutes (2018, 2020) et de pannes (2019, 2021). Son septième et dernier Dakar avec Yamaha, en 2022, l’a vu terminer à nouveau quatrième, battu sur le terrain de la stratégie après avoir longtemps cru pouvoir gagner.

Recruté par Honda quelques semaines plus tard, « VBA » n’a pas tardé à briller sur la 450 CRF, une machine qu’il décrit comme performante et confortable. Il compte déjà deux victoires internationales à son guidon sur l’Andalucía Rally (octobre 2022) et l’Abu Dhabi Desert Challenge (février 2023). Son premier Dakar en rouge s’est lui achevé au cinquième rang, avec en prime la deuxième victoire d’étape de sa carrière. Un troisième top-5 au classement général, donc, mais toujours pas le podium.

Une toute nouvelle Honda

2024, l’année du premier trophée ? « La roue tourne », espère le Français dans le bivouac d’AlUla, d’où sera donné le coup d’envoi le 5 janvier. « J’ai toujours le même objectif, le même rêve : gagner. C’est pour ça que je me lève le matin. J’ai parfois été proche, j’ai chuté, connu des échecs… mais j’ai aussi gagné des courses du championnat du monde de rallye-raid, dont le Dakar fait partie. Les mêmes adversaires sont là. Ça me donne envie d’y croire. »

Crédit photo : A.S.O/DPPI/J.Delfosse
« VBA » a déjà remporté deux courses mondiales avec Honda. Crédit photo : A.S.O/DPPI/J.Delfosse

Pour mettre en déroute KTM et le groupe Pierer Mobility AG, le HRC mise sur un escadron de six pilotes officiels – dont Adrien – et une toute nouvelle machine. « Je suis allé deux fois au Japon pour travailler sur le prototype l’an dernier, détaille le Nordiste à Enduro Magazine. La moto est plus légère et plus peformante. Il a fallu s’y habituer, régler le châssis, mais on a trouvé les paramètres qui me conviennent. On a testé jusqu’à mi-décembre et je suis très à l’aise dessus. J’arrive au Dakar content de l’arme qu’on me donne ! » 

« Être à l’arrivée est déjà une performance »

Premier français de tous les Dakar dont il est allé au bout, « VBA » sait que le public le surveille. Il reconnaît avoir parfois vécu cette situation comme une forme de pression, notamment à son arrivée dans la discipline, lorsqu’il était comparé à Cyril Despres. Aujourd’hui, sa gestion de ce statut est différente. « Le Dakar est une course française à l’origine et bien sûr que j’ai envie de ramener le trophée à la maison, en France. J’en serais très fier, mais ça ne m’apporte pas plus de pression que ça. Je prends ces encouragements comme une forme de motivation. »

Comme beaucoup de ses concurrents, le pilote Honda insiste sur le fait qu’en rallye-raid, le premier objectif est toujours de terminer la course entier. « Mes accidents m’ont fait changer mon état d’esprit, confie celui qui a frôlé la catastrophe en 2020. Il ne faut pas oublier qu’on roule très vite dans le désert pendant deux semaines. C’est un sport dangereux. Bien sûr que je veux gagner, mais je me dis qu’être à l’arrivée, entier et dans le top-5, c’est déjà une super performance. » Ne pas vouloir en faire trop : une approche qu’il espère payante sur la durée, lors d’un Dakar que l’organisation annonce plus exigeant que les années précédentes.

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