Anthony Boissière
Anthony Boissière

L’ex crossman, nouvelle recrue du Team Pulsion Sherco, nous livre ses motivations et ses objectifs pour la prochaine saison.

Qu’est ce qui t’a donné l’envie de passer du cross à l’enduro aussi vite ?

J’arrivais un peu à saturation dans le cross et j’avais le sentiment d’avoir fait le tour et donc besoin de changements. J’avais déjà fait un peu d’enduro et je trouvais cela plaisant, l’usine Sherco se trouvant à Nîmes et les motos qui me plaisaient  ont fait pencher la balance. 

 Tu as signé avec Sherco, qui a fait le 1er pas ? 

C’est moi qui les ai contactés pour savoir si l’on pouvait trouver un deal pour la fin de saison.

 L’enduro a beaucoup changé et aujourd’hui tout se joue  en spéciale,  les réglages sur ta moto d’enduro sont-ils vraiment différents  de ce que tu pouvais avoir en cross ?

J’ai réglé ma moto différemment c’est sûr mais j’ai l’impression que la tendance en ce moment se rapproche de plus en plus avec ce que l’on a en cross. A savoir que les suspensions sont quand même plus souples et le moteur est réglé pour être moins agressif pour rester efficace dans les reprises d’adhérence  qui sont plus souvent délicate qu’en cross. 

 Qu’est ce que tu apprécie  dans l’enduro ?

L’ambiance me plaît car il y a moins de pression entre pilotes et dans le paddock que dans le cross, rouler dans la nature en liaison est très sympa même si parfois je trouve ça un peu long. Les reconnaissances des spéciales peuvent être longues et pénibles mais c’est bien sûr très important pour faire une bonne course et cela permet également de passer du temps avec les amis tout en étant décontracté car on arrive en avance pour repérer. 

Les débuts ont été un peu difficiles en championnat de France mais tu as fais une belle perf sur la finales du Mondial à Brignoles avec une sixième place le dimanche. Comment tu expliques cela ? 

Quand j’ai attaqué ma première course sur le championnat de France j’avais très peu de roulage et surtout je roulais avec une 300 d’origine que Mr Teissier m’avais prêtée.  J’ai récupéré ma moto officielle  le jeudi  sur le training avant Peyrat le Château, c’était une belle course avec des liaisons difficiles et je manquais un peu de physique, le samedi j’ai eu un problème mais le dimanche j’ai fait une sixième place. Cela a été un peu mieux à Brioude mais je ne suis pas encore à l’aise dans les spéciales au milieu des champs avec de grands virages interminables. Sur le Mondial c’est différent car les spéciales me conviennent mieux,  il y a plus de trous et plus d’ornières malgré le fait qu’il y ait aussi des cailloux. Je pense que je vais plus vite m’adapter au spéciales du WEC même si d’après ce qui est dit ce n’était pas l’épreuve la plus dure du Mondial cette année. Je remercie Sherco qui a tout mis en avant pour que je puisse faire cette fin de championnat dans de bonnes conditions et prendre de l’expérience pour préparer la saison prochaine.  

 Avec qui t’entraines-tu ?

Jusqu’à présent je roulais seul mais je vais m’entrainer un maximum  avec Meo, Jérémy Joly ou Jordan Curvalle.

 Quels sont les points sur lesquels il va falloir que tu progresses en spéciale pour aller chercher les ténors ?

Sur les spéciales en herbe j’ai tendance comme en cross à aller au plus court et c’est également un pilotage particulier quand le terrain est vierge.  J’ai eu du mal dans la ligne sur le mondial à Brignoles, c’était un fond de ruisseau asséché et j’avais du mal à me lâcher dans les cailloux, d’ailleurs je perds énormément de temps dans cette spéciale car mes adversaires me prenaient 10 à 15 secondes à chaque passage dans la ligne et j’ai dû mettre tout ce que j’avais dans les autres spéciales pour rester au contact.

 Quels sont les objectifs que tu  t’es  fixé pour la prochaine saison ?

Je n’ai pas d’objectif en particulier pour cette première saison je vais voir comment ça se passe, je vais encore prendre le temps de découvrir la discipline.

As-tu des courses  programmées pour cet hiver ?

Pour l’instant non mais je vais suivre le programme du team Pulsion Sherco qui vont peut-être me faire rouler sur des courses de préparation. 

 Qu’est-ce qui va te manquer le plus dans le cross ?

Sans hésiter les sauts et bien sûr quand le terrain est bien préparé juste détrempé c’est le top. Mais je me régale dans le franchissement en enduro et je me dis que j’aurais dû faire ça plus tôt !  

 Propos recueillis par Greg Eyriès, photos Greg. 

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