La situation est grave, mais pas désespérée

Depuis des années, la situation de la firme catalane Gas Gas est plombée par des finances au plus bas dues à une gestion calamiteuse de la part de la direction. A plusieurs reprises déjà, l’Etat catalan a réinjecté des fonds dans l’entreprise, ceci afin de conserver l’emploi dans une région lourdement touchée par une crise économique encore plus pregnante qu’en France, ce qui n’est pas peu dire. Or, des rumeurs insistantes ces derniers jours faisaient tout simplement état de la fermeture définitive de l’usine. Qu’en est-il vraiment ? Pour le savoir, nous sommes allés à la source interroger Albert Casanovas, « export manager » :

« La situation n’est pas celle qu’on dit en France. La marque a été placée en pré-dépôt de bilan, un statut juridique qui n’existe pas chez vous, depuis le 15 janvier. Cela signifie que dans ce laps de temps, les créances sont gelées, personne ne peut toucher aux comptes de l’entreprise, afin de trouver une solution entre les associés, les fournisseurs, le gouvernement… Le délai de ce statut est de quatre mois, et s’est donc arrêté le 15 mai. Dans les quinze jours qui viennent, nous allons donc avoir soit un dépôt de bilan, avec un administeur judiciaire qui va prendre les commandes de la boite, soit une injection de capital par les associés, le gouvernement catalan et une « mystérieuse » tierce personne, susceptible de prendre les commandes . Il existe un pré-accord avec le gouvernement, mais il faut parvenir à le finaliser. » A la question de savoir combien il manque dans les caisses, Albert n’a pas voulu avancer de chiffres, se contentant d’un évasif « c’est pas beaucoup ». Ce qui, à l’échelle d’une entreprise, ne veut pas dire grand chose. « Je ne peux pas t’en dire beaucoup plus pour le moment, car les discussions ont lieu à très haut niveau. On ne reçoit ensuite que des bribes d’informations. Mais ce que je peux dire, c’est que quand ça repartira (notez le quand!), la situation financière sera saine. » Comprenez par là que l’énorme dette pourrait être tout simplement effacée ou réglée par quelqu’un d’autre… Bref, si le feuilleton n’est pas terminé, le dénouement devrait, à priori, être heureux pour une marque qui, de l’avis des spécialistes du business, a tous les atouts en main pour être rentable, à condition d’être épûrée financièrement puis gérée convenablement. En attendant, on vous tient au courant dès qu’on en sait plus.

3 Commentaires

  1. il faut absolument remonter gas gas car se sont des motos qui ont un potentiels et qui rivalisent avec ktm et autres sans aucuns souci… le seul hic et pas des moindre ,s’est les finances ….ktm et husky achetent les meilleurs pilotes mais gas gas n’est pas a la ramasse , bien au contraire…..gas , tu as mon soutient

  2. Bien sur qu’il y a du potentiel. Il y a 5 ou 6 an en arrière on ne voyait que des 300 gasgas en enduro. Super machine. Erreur sur le renouvellement de la machine et erreur sur le 4 temps. Changement d’importateur et de politique commercial… Tout pour plonger. A suivre, j’espère que la marque survivra.

  3. J espere que la situation va s ameliorer pour Gas,
    de bonnes motos pleines de potentiel puis je ne veux pas rouler avec des oranges.

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