Les spéciales interminables dans les sables polonais ont pesé sur les motos et les organismes. AU bout du compte, la hiérarchie a tout de même respecté, même si malchance et erreur ont coûté des points au clan français.

Même si la catégorie enregistrait le retour d’un certain Johnny Aubert, on se doutait bien que le pilote KTM encore en convalescence aurait du mal à contrer un Méo en pleine bourre. Pourtant, c’est le finlandais Remes qui s’impose samedi, Méo ayant fait l’erreur de pointer une minute en avance. Dans des conditions « scandinaves », ce n’est donc pas une surprise de retrouver deux Reemes et Seistola aux deux premières places. Aubert signe un beau retour sur la dernière marche du podium, quand Méo doit se contenter de la quatrième place à cause de sa bévue. Tonio va remettre les pendules à l’heure le lendemain avec une victoire sans bavure, 53 secondes devant tout le monde. « Hier j’ai fait des erreurs de débutant. J’étais un peu énervé. Aujourd’hui je voulais une revanche et j’ai attaqué de la première à la dernière spéciale. Je suis heureux car cela faisait un moment que je n’avais pas roulé aussi vite, sans commettre d’erreur. Nous sommes à la moitié du championnat et je pense que le plus dur reste à faire. Quand je me bagarrais avec Johnny j’étais plus concentré. Là je me suis fait avoir par Eero Remes qui roulait très bien sur cette course. Je pense que lors des prochaines courses il va falloir que je me concentre encore plus. » a déclaré Antoine après la course. Remes a de nouveau fait une belle course dimanche en prenant la seconde place, résistant à Seistola avant que celui-ci ne casse en fin de journée. Beau podium à nouveau pour Aubert, malgré des difficultés à garder la concentration dans les très longues spéciales. Signalons une nouvelle fois le bon comportement de Nico Deparrois (5/5), en passe de réussir une superbe saison sur la Kawa Moto Pulsion. Gauthier (7/8), Bozzo (9/9) et Curvalle (11/10) n’ont pas enflammé les cellules mais ramènent des résultats solides. Belle performance à domicile de Blazusiak (6/6), de plus en plus rapide en spéciale.

Chez les E2, Ahola a marqué des points, tant niveau comptable que psychologique. Plus brillant le samedi, il s’impose avec une marge confortable sur son grand rival Cervantès. Moins à l’aise dans le défoncé dimanche, il va rester  l’affut de la moindre erreur de l’espagnol. Et c’est exactement ce qui va se produire dans la toute dernière spéciale ! Le grand Mika souffle donc la victoire au Torito pour 80 centièmes seulement ! On imagine que ça masquait sévère chez KTM après coup… Derrière aussi, on s’explique à coup de centièmes entre Pela Renet et Oldrati. Les deux pilotes se sont arsouillés les deux jours pour le dernière place du podium, l’avantage allant au français le samedi (pour 1.52 seconde) et à l’italien le dimanche (pour 80 centièmes). Thain (7/6) n’a pas trouvé le bon réglage de suspensions, alors que Planet doit se contenter d’une huitième place avant d’abandonner sur problèmes mécaniques le lendemain.

Catastrophe pour Nambotin en E3 le samedi. A l’attaque dans la cross-test bourrée de gros sauts, la chaine de la Gas Gas déraille et s’enroule autour du pignon. Impossible à démêler, c’est l’abandon. Dommage, car Knight n’est pas en phase avec le terrain polonais et s’il s’impose, c’est non sans peine face à Albergoni. Seb’ Guillaume a connu une première spéciale qui lui coûte le podium, Marcus Kehr montant sur la dernière marche. Le dimanche, Nambot’ dépose tout le monde avec facilité et gagne dans un fauteuil, devant Albergoni et un Knight serein au championnat. Seb Guillaume prend de nouveau la 4ème place.

Enfin, en Junior, la lutte s’intensifie en tête. Jérémy Joly est enfin parvenu à enrayer la machine Santolino le premier jour en gagnant devant le pilote espagnol. Vice-versa le lendemain, Santolino s’impose à Joly. Statu quo, donc, au provisoire entre les deux cadors du championnat : toujours un minuscule point d’avance à l’avantage du français. Les autres français ont souffert, à l’image de Dumontier (6/12).

Les filles roulaient également ce week-end, avec une totale domination pour une Ludivine Puy pourtant diminuée par des problèmes de dos. Facile gagnante les deux jours, elle prend le large au championnat devant sa compatriote Blandine Dufrène (2/3 ce week-end) et Audrey Rossat (5/4). Prochain rendez-vous en fin de saison en France pour les meufs, alors qu’on retrouvera les mecs dès le week-end prochain en Slovaquie.

En bonus, les résumés vidéos des deux jours, un tour en caméra embarquée avec Gio et la preuve que les enduristes savent aussi sauter. On y va ? Play…

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