Gasgas 300 RC Ranger

GasGas 300 EC Ranger est l’alternative catalane aux machines “loisirs” que sont les Beta Xtrainer et KTM Freeride. Mais contrairement à ses concurrents, GasGas n’est pas reparti de zéro avec un cadre spécifique. Le châssis comme le moteur proviennent en effet des EC Racing de la gamme. La Ranger perd quelques centimètres (4 selon la version officielle) par le biais de suspensions raccourcies, tant au niveau de la fourche que de la tige d’amortisseur pour la rendre plus accessible pour les petits gabarits. La moto vise également une clientèle moins à cheval sur la compétition et qui aspire donc à un produit moins cher. A 2 000 euros de moins qu’une Racing, GasGas a nécessairement rogné sur quelques équipements, mais pas au détriment du look.

Belle en blanc

La fourche est toujours signée KYB, mais c’est une version de Ø 46 mm à cartouches ouvertes moins “high tech”. Pareil pour le guidon avec barre des anciennes EC. Le maître-cylindre de frein avant est signé AJP, couplé à un disque NG de Ø 260 mm et à un étrier J.Juan. A l’arrière, c’est du Braktec (même groupe que J.Juan) niveau maître-cylindre et étrier, avec un disque NG de Ø 240 mm. Notez qu’on conserve les jantes Excel. A part ces quelques détails et sa (belle !) livrée blanche, difficile de distinguer la Ranger de sa soeur Racing. Si ce n’est au niveau de l’échappement. Ce dernier ressemble en effet aux pots qu’on retrouve sur les 50 cm3, avec moins de volume au niveau du moteur. Ce pot, couplé à un carburateur de Ø 36 mm, un cylindre spécifique et une culasse décomprimée, permet de donner un caractère moteur très différent à la machine, ceci afin de renforcer les bas-régimes et de limiter l’allonge. Inutile de chercher le kick, il a disparu au profit du seul démarreur électrique. Malgré cela, la bête prend 3 kilos par rapport à un modèle Racing (108 contre 105 kg, données usine).

Moins de chevaux, plus d’adhérence

Direction l’Auvergne, la vraie, celle de notre collègue Pierre Pallut qui s’est libéré pour tester une “véritable” nouveauté. Dès qu’on monte dessus, on sent les centimètres en moins. Je pose plus facilement les pieds au sol, ça ne fait pas de doute. Rodo et PP, eux qui ont le format basketteur, ont carrément l’air d’être sur une pit-bike mais ne s’en plaignent pas. A part ça, bien. Le guidon avec barre possède un galbe tout ce qu’il y a de plus convenable. Pas de protège-mains ni de sabot, par contre. Les commodos sont certes un peu moches, mais pas plus que sur une Racing, ce sont les mêmes. Le coup de démarreur fait son effet, et on découvre ainsi le son du moteur, plus étouffé.

Essai complet de la Gasgas 300 EC RANGER dans Enduro Magazine n°101