Fantic 125 XE

Longtemps cantonnée à fabriquer des modèles loisirs comme la Caballero, par exemple. La marque Fantic est bien décidée à renouer avec son glorieux passé en présentant un modèle 125 XE très compétitif. Et pour cause, puisque la base technique est celle d’une Yamaha, moteur comme châssis, avec tout de même une légère saveur italienne. 

Nous les avions découvertes à l’EICMA 2019. Le célèbre salon milanais, en nous demandant quand même un peu si le projet verrait vraiment le jour. Manifestement, c’est bien le cas, puisque les nouvelles Fantic, déclinées en version cross et enduro, sont désormais une réalité. La preuve, nous avons été invités en Italie pour la présentation presse en grandes pompes de ce qu’il est convenu d’appeler le renouveau de la marque.

Ceux qui ont quelques années au compteur se souviennent avec émotion des Fantic des années 80. terreurs des zones de trial comme des terrains de cross et des spéciales d’enduro. Symbolisées en France pour les titres mondiaux de Thierry Michaud en trial (1985/86/88). Ou les nombreux exploits d’un têtu Breton (pléonasme ?) du nom de Yann Cadoret. Mais la descente aux enfers de la marque est entamée dès la fin des années 80. Avec quelques soubresauts jusqu’au milieu des années 1990, avant que le bilan ne soit déposé en 1998. Federico Fregnan, un industriel italien, a bien tenté de relancer la marque en 2005, mais sans grand succès.

VeNetWork à la rescousse

L’histoire moderne repart fin 2014 avec le rachat par VeNetWork. Un groupe de 57 entrepreneurs vénitiens qui « gèrent environ 200 entreprises, employant 4 000 salariés, présents dans 90 pays à travers le monde. Ils sont tous animés par la volonté d’en faire plus pour leur territoire, en soutenant et en développant des projets à fort potentiel » selon le site Internet du groupe. Avec désormais Mariano Roman, ancien directeur technique d’Aprilia, entre autres, aux commandes. Pour construire au départ des vélos électriques, puis des machines loisirs-scramblers, les Caballero, qui héritent du nom mythique des premiers modèles emblématiques de la marque.

Bref, tout ça est bien beau. Mais ça n’a pas grand-chose à voir avec ce qui a longtemps été l’ADN de la marque, la compétition. Mais pour y revenir, encore faut-il avoir des modèles qui le permettent. Or, le développement d’un bloc complet plus une partie cycle représente un investissement colossal, et est donc pour le moment inenvisageable pour la petite marque. D’où l’idée d’un « partenariat technique » comme dirait Mariano Roman, avec Yamaha.

« Ce partenariat avec Yamaha est une grande chance pour nous. On doit beaucoup à Eric De Seynes pour ça » explique le boss. En effet, après plus de deux ans de négociations, les deux partis se sont accordées. Les Fantic, cross aussi bien qu’enduro, s’appuient donc sur un châssis alu Yamaha, celui des 2T, avec le moteur qui va avec. « La base technique est la même, oui, mais nous avons ajouté notre petite contribution avec un habillage plastique spécifique, plus fin entre les jambes que celui de base, un ensemble pot d’échappement/ silencieux et un CDI qui ont été développés avec l’aide de Jan Witteveen» selon Diego, responsable de projet. Jan Witteveen, pour les plus jeunes. C’est un ingénieur motoriste hollandais spécialiste du 2T impliqué dans environ 40 titres mondiaux. Entre vitesse, motocross et enduro. Un ingénieur motoriste hautement réputé dans le milieu de la moto, cela va sans dire.

 

Retrouvez l’essai complet de la Fantic 125 XE
dans le numéro 110 d’Enduro Magazine

FANTIC 125 XE
8 490 €
www.fanticmotor.it - Disponible en novembre 2020

LA TECHNIQUE 
MOTEUR 
Cylindrée (cm 3 ) : 125
Alésage x course (mm): 54 x 54,5
Alimentation (mm) : Carburateur Mikuni 0 38 mm
Boîte  : 6 rapports 
Démarrage : Par kick 

PARTIE-CYCLE 
Cadre : semi-double berceau en aluminium 
Fourche : KYB 0 48, déb. 300
Amortisseur : KYB Racing, déb. 335
Freins à disque AV/AR (mm) : 0 270/245

MESURES
Empattement (mm) : 1 455
Garde au sol (mm) : n.c
Hauteur de selle (mm) : 955
Poids usine à vide : 96 Kg
Réservoir : 9 litres