Christophe Nambotin revient sur son début de saison
Christophe Nambotin revient sur son début de saison

(communiqué de presse Christophe Nambotin, crédit photo, J. Edmunds/KTM)
La saison 2013 du championnat du Monde d’enduro débutait par une tournée en Amérique du Sud où se sont disputés le Grand Prix du Chili et la semaine suivante, celui d’Argentine. Pour Christophe Nambotin, ces deux premiers rendez-vous ont été complexes à aborder sereinement. Victime d’une grosse chute à l’entraînement trois semaines avant l’ouverture du championnat, l’officiel KTM a bien failli devoir jeter l’éponge prématurément. Touché à la jonction acromio-claviculaire, mais surtout victime d’un traumatisme pulmonaire, l’avion aurait pu tout simplement lui être proscrit. Heureusement, le feu vert du pneumologue, quelques jours avant son départ, lui a permis de répondre présent mais dans une forme incertaine et avec un programme d’entraînement amputé de trois semaines. Au Chili, lors du premier Grand Prix, Christophe a rapidement retrouvé un bon rythme et de la vitesse. En tête de sa catégorie lors de la première manche, une chute dans la spéciale en ligne en fin de journée lui a coûté une première place qu’il a réussi à obtenir le lendemain. Une semaine plus tard, Christophe remportait cette fois-ci la première journée du Grand Prix d’Argentine mais ne pouvait faire mieux que quatrième le lendemain alors qu’il était en tête, suite à un incident mécanique. Leader du classement général, le bilan de cette tournée d’ouverture est très satisfaisant.
Que t’est-il arrivé en amont de ces premiers rendez-vous ?
Christophe Nambotin : « Je me suis blessé à l’entraînement. Une vraie grosse chute dans laquelle j’ai été sérieusement atteint. En plus de multiples contusions et d’une entorse acromio-claviculaire, j’ai été touché au poumon. Je crachais du sang. A ce moment nous étions à trois semaines de mon départ au Chili. Autant dire que j’étais convaincu de devoir faire l’impasse. Pour prendre l’avion avec un poumon abimé il me fallait impérativement l’aval de mon pneumologue et ce n’était pas gagné. J’ai obtenu son accord au dernier moment et je suis donc parti faire cette tournée d’ouverture avec presque un mois d’entraînement en moins sur mon programme. Je n’ai pas voulu communiquer à ce sujet pour des raisons stratégiques mais je vous garantis que j’étais dans le doute. »

Comment interprètes-tu tes résultats ?
CN : « Positivement ! Dès les premiers chronos au Chili j’ai vu que techniquement je n’avais pas de soucis à me faire et que j’avais gardé la même vitesse que la saison dernière, peut-être même davantage. En essayant de garder ce rythme sans que le physique ne suive vraiment j’ai pris quelques risques sans le vouloir. Les conditions n’étaient pas évidentes et j’aurais dû me ménager. Au Chili je me suis retrouvé en tête et justement c’est en tombant dans la ligne que je laisse filer une quarantaine de secondes, et je n’ai pu terminer que deuxième. Le lendemain j’ai réussi à conserver la tête toute la journée. En Argentine j’étais déjà plus à l’aise. Je gagne le premier jour mais, le second, alors que j’avais mené toute la journée, un incident mécanique m’a propulsé au fond du classement, je sauve les meubles avec une quatrième place ! « 

Que t’est-il arrivé exactement ?
CN : « Un truc bête ! (rires) En m’élançant dans l’avant dernière spéciale la moto est restée accélérée gaz en grand. J’ai coupé le moteur et j’ai cherché la cause. Le câble d’accélérateur était sorti de son logement au niveau de la poignée. Le temps de le remettre en place j’ai lâché deux minutes à mes adversaires. Voilà pourquoi je termine quatrième. »

La suite du programme ?
CN : « Me reposer un peu, et puis reprendre l’entrainement pour être prêt à Champagne-Mouton, lors de l’ouverture du championnat de France d’enduro dans trois semaines… »

Retrouvez Christophe Nambotin sur sa page Facebook

 

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