L’enduro de Saint Palais, deuxième épreuve du championnat de France, restera sans aucun doute gravé dans les esprits des pilotes et des assistances. Les pluies diluviennes s’étant abattues sur le Pays Basque durant les jours qui précédaient la course ont eu pour effet de transformer ce qui devait être un superbe enduro en un gigantesque bourbier. L’adhérence précaire et l’omniprésence de boue ont toutefois contribué à la réussite de Christophe Nambotin. Très à son aise sur ce terrain, il réalise un sans-faute en remportant chaque jour le classement scratch de plus d’une minute. Christophe conserve bien entendu sa position de leader du championnat et creuse l’écart avec désormais 16 points d’avance.

Quel est ton sentiment après ces deux victoires ?
Christophe NAMBOTIN : « Je l’avais déjà ressenti au Portugal, tout est revenu. Tant sur le plan physique qu’en termes de pilotage. On a eu affaire à une course atypique, un enduro vraiment très difficile à gérer avec chaque jour plus de 8h00 de course. Ces conditions me plaisent. Nous avons réglé ma moto en connaissance de cause, pour que son comportement soit conforme à ce que je voulais. Ma 300 EXC est une moto incroyablement polyvalente, je savais que tout irait bien. Evidemment, je suis très heureux de gagner au scratch avec autant d’avance, preuve que nous avons fait un bon boulot avec le team. »
On a craint que l’organisateur annule l’épreuve. Comment les problèmes se sont-ils réglés ?
CN :  » En effet, il a fallu modifier quelque peu le tracé des spéciales. Jean-Luc Miroir et les membres du moto club ont été particulièrement réactifs. Avec l’aide de plusieurs pilotes, dont je faisais partie, ils ont corrigé le tracé pour que l’enduro ait lieu et qu’il se déroule sans problème jusqu’au bout. Les spéciales étaient vraiment superbes. Notamment la ligne qui aurait largement pu figurer au programme d’un Grand Prix ! »
Comment s’annonce la suite du programme 2013 ?
CN : « J’ai un peu de repos avant le Grand Prix de Roumanie qui a lieu à la mi-juin. Même en ayant fait l’impasse sur le Trèfle lozérien pour réparer mon pouce j’ai besoin d’un petit break. Il reste encore trois Grand Prix dont deux successifs et je dois vraiment être en pleine possession de mes moyens ! »

Newsletter Christophe Nambotin, photo M. Talayssat/KTM