ktm gasgas

La holding KTM Industries AG, qui sera bientôt rebaptisée Pierer Mobility AG du nom de Stefan Pierer, qui avec près de deux tiers du capital-actions contrôle les destinées du conglomérat, a annoncé il y a quelques jours le rachat de GasGas à Black Toro Capital. Ainsi, si le rachat est autorisé par les autorités compétentes, Pierer Mobility AG, déjà propriétaire de KTM (à 51.7 %), WP et Husqvarna ajoutera ainsi GasGas à son portefeuille. Contacté par nos soins, Jean-Michel Paquient, un des dirigeants de la SIMA, l’importateur des GasGas en France, n’en sait pour l’instant pas plus que nous. « J’ai lu le communiqué officiel, rien de plus. » Alors, pourquoi ? On sait que Stefan Pierer avait déjà tenté un rapprochement avec la marque catalane en 2015, au moment où GasGas cherchait un repreneur. L’accueil avait été légèrement froid… Et c’est Torrot qui avait été choisi pour aider GasGas à sortir de l’ornière financière dans laquelle elle se trouve depuis tant d’années. Hélas, avec une dette officielle évaluée autour de 23/24 millions d’Euros (et on a dit officielle, hein…), les matières premières ont eu du mal à arriver et, de fait, les motos à être produites. Et donc vendues. Le cercle vicieux qui a conduit GasGas a déclenché un « ERO », une mesure économique d’urgence qui place provisoirement les 122 employés en chômage technique partiel en juin dernier. 

Quel avenir pour GasGas ? 

Honnêtement, personne ne sait vraiment, si ce n’est Mr Pierer lui-même. Ce qui est sûr, c’est que le côté technologie électrique que possède Torrot intéresse les autrichiens, qui poussent dans ce sens. Le communiqué officiel précise que l’activité industrielle demeurera à Salt, près de Girone, siège historique de GasGas. Il dit aussi que l’apport de KTM va permettre de développer la gamme GasGas « dans différents segments, cylindrées et modèles » et que les « principaux nouveaux modèles seront 4 Temps et électriques. »  On sait que le constructeur autrichien, suite au rachat d’Husqvarna, en a fait sa marque premium, n’hésitant à comparer sa situation au groupe Volkswagen. « KTM serait Volkswagen, et Husqvarna Audi. » Ainsi, dans cette même logique, en plus de s’installer sur un marché du trial duquel KTM était absent, pourquoi ne pas faire de GasGas son Seat ? A voir, il est trop tôt pour tirer des conclusions… Mais voilà de quoi animer l’intersaison !