paulo gonçalves

Paulo Gonçalves est décédé hier au kilomètre 276 de la spéciale. « C’est le pilote australien Toby Price, tenant du titre, qui roulait derrière Gonçalves et qui a trouvé le pilote au sol », a précisé David Castera, le patron du Dakar. Inconscient et en arrêt cardio-respiratoire à l’arrivée de l’équipe médicale rapidement sur les lieux, c’était déjà trop tard. « Après une tentative de réanimation, il a été héliporté vers l’hôpital où son décès a été constaté », ont précisé les organisateurs dans un communiqué officiel. 

Paulo Gonçalves, ce n’était pas n’importe qui. 13 Dakar au compteur, de l’Afrique en 2006 à l’Amérique du Sud (2e en 2015 dans le team Honda HRC), champion du monde des rallyes en 2013. Passé chez les indiens de Hero cette saison, on avait encore admiré sa ténacité en début de rallye lors de l’étape 3, quand il a changé tout seul son moteur cassé au bord de la piste. 

Cette fois, Speedy ne s’est donc pas relevé après cette terrible chute. A titre d’hommage, on a décidé de vous traduire le message du tenant du titre Toby Price sur son instagram. Toby a été le premier aux côtés de Paulo, voici ce qu’il a écrit : 

« Paulo est parti dans l’étape 5 minutes avant moi, et le pire est arrivé. Je suis arrivé sur une petite crête et j’ai vu un pilote à terre. C’était Paulo. Mes plus grandes peurs ont surgi tout de suite, j’ai tout de suite su que c’était sérieux. J’ai appelé à l’aide tout de suite et l’ai mis sur le côté (plus d’autres vérifications). J’ai essayé de rappeler pour avoir plus d’aide et à ce moment Stefan Svitko (un autre champion) est arrivé et m’a aidé comme il a pu. Le premier hélicoptère est arrivé et Luc Alphand a tout suite aidé et quand l’hélico médical est arrivé les médecins ont fait tout ce qu’ils ont pu. On a aidé à porter des perfusions, des équipements médicaux et à guider les autres pilotes hors de la trace. Nous avons tous fait tout ce qu’on pouvait aussi longtemps que possible mais il n’y avait plus rien à faire. J’ai aidé à le porter dans l’hélico, parce que c’était la bonne chose à faire. J’ai été le premier à ses côtés, je voulais être le dernier à le quitter. 

Ton sourire et ton rire vont nous manquer, Speedy. Mes 250 derniers kilomètres de spéciale ont été durs, j’étais déshydraté à cause des larmes. A l’heure qu’il est, je ne suis même pas inquiet pour les résultats, je m’en fous. Mes pensées vont à sa famille et ses amis. On ne démarrera pas la journée numéro 8 en hommage à la famille et aux amis de la moto #8.
Merci à tous pour les messages du monde entier, surtout du Portugal. Nous sommes humains et ce n’est rien d’autre qu’une course. Je donnerais toutes mes victoires pour retrouver un seul des concurrents qu’on a perdu… »