Pour la troisième année consécutive, les autos, motos et camions partent ensemble, dans un ordre défini par les temps scratch de la veille des trois catégories confondues. Et c’est la province de La Rioja, seule région visitée lors de chacun des Dakar disputés en Amérique du Sud, qui sert d’écrin à la deuxième étape marathon du rallye pour les motos. Les gros bras du Dakar seront seuls pour prendre soin de leur machine ce soir après une nouvelle journée éprouvante.

L’essentiel

Le classement provisoire n’est pas bouleversé en moto avec la sage course du leader Matthias Walkner à 11’01’’ du vainqueur. Une étape qui revient à son coéquipier Toby Price, l’Australien renouant avec le succès sur le Dakar devant le local Kevin Benavides et l’autre KTM officielle d’Antoine Meo.

 

Coup dur du jour

Le Dakar continue de se refuser à Joan Barreda. Avec trois victoires d’étapes, l’officiel Honda aura pourtant encore été cette année un grand animateur de l’épreuve. Mais alors qu’il pointait au deuxième rang du général, l’Espagnol a finalement payé ses efforts des derniers jours et un genou blessé lors de l’étape 7. Une douleur et une fatigue omniprésente l’ont finalement poussé à l’abandon.

 

Toby Price : « Je crois qu’hier, je ne me suis jamais senti aussi mal. Aujourd’hui, j’ai essayé de rependre du temps, et ça a bien marché mais ce sera dur d’en gagner assez pour aller chercher la victoire, je reviens de loin. C’est toujours bon de gagner une étape du Dakar. Sur la première semaine j’ai été plutôt prudent, et là j’ai beaucoup plus attaqué, c’est agréable parce que c’est ma première spéciale cette année. Surtout, je suis toujours dans la course et c’est le principal. Maintenant, je ne veux plus me perdre, rester sur mes deux roues et aller jusqu’à l’arrivée »

Matthias Walkner : « La plupart du temps j’ai roulé avec Stéphane Peterhansel aujourd’hui. Dans les dunes je passais devant, et il prenait le relais sur les pistes le plus rapides. Chaque jour peut tout changer. Il faut que je reste concentré sur mon travail tous les jours. J’essaie de ne pas penser à la victoire. Ça me rend bien sûr un tout petit peu nerveux, parce qu’il suffit de rater un way-point et on peut perdre 20 minutes. Tout ce que je peux faire, c’est de rouler de mon mieux et le plus propre possible. »