Nico n’a pas raté son retour en terre française, avec une victoire au scratch qui fait plaisir lors de la Coupe de France ce week-end à Sens. Enduro Mag’ lui a passé un coup de fil pour entendre son analyse sur la course.
EM : Salut Nico. C’était bien cette course ?
Nicolas Deparrois : Oui, c’était sympa. Par contre, il a fait très froid avec beaucoup de vent. Les spéciales étaient verglacées le premier tour. Au fur à mesure des passages, on roulait vraiment sur la glace. Il fallait faire attention, parce qu’il y avait moyen de se faire mal ! A part ça, les spéciales étaient belles et techniques, dans des endroits de franchissement pour 4X4. La cross-test était variée, avec du bois, de la banderolée dans une terrain marneuse glissante. L’extrême n’était pas difficile mais marrante à rouler aussi. Enfin, il y avait également une belle vraie ligne dans les bois.

Donc, un bon entrainement pour le championnat de France ?
Oui, exactement. On aurait pu penser que ça allait être vraiment gras, mais en fait les motos ne se sont pas chargées. Le matin, c’était gelé, puis le vent a séché le terrain et à la fin, c’était de la bonne terre avec de l’adhérence. Bien !

Pour ta première course officielle en France depuis longtemps, tu signes un beau retour… 
Oui ! C’est clair que ça m’a fait plaisir. On n’a pas eu beaucoup de temps pour se préparer après le Touquet. J’ai débarqué avec la moto d’entrainement, reliftée en configuration course… C’est toujours ça de pris pour le moral, c’est bon ! C’était serré entre Paganon, Bozzo et moi. Les spéciales étaient courtes, donc il était difficile de faire de gros écarts. J’ai fait une erreur dans la ligne, ce qui fait que j’ai perdu un peu de temps. Au final, j’ai une dizaine de secondes d’avance. Tout aurait pu vite basculer. Il ne fallait pas faire trop d’erreurs.

La moto est prête pour le championnat ? 
Oui, il reste un ou deux petits trucs à fignoler mais ça va. Heureusement qu’on est parti dans le bon sens, parce que ça aurait été juste si on s’était trompé dans les réglages au départ. Mais on est bien. Le moteur marche fort, je me sens bien sur la moto. On a bossé sur les suspensions, notamment l’assiette, parce qu’avec la roue de 18′ la Kawa donne l’impression d’être basse de l’arrière. On a réussi à solutionner le problème avec Racing Parts, et maintenant c’est bon. On craignait aussi l’épreuve du sonomètre, mais c’est passé nickel. Cette année, ça va être un soucis…

Ta prochaine course ? 
Maintenant, c’est le championnat de France à Champagne-Mouton dans deux semaines.

Confiant ?
Oui… Il y a toujours un peu d’appréhension, d’autant que tout le monde connait là-bas. C’est traditionnellement  un des premiers enduro de l’année, la ligue en général, et tout le monde y va. On sait à quoi s’attendre, et on sait que c’est souvent boueux. On espère juste qu’il va faire beau. De toutes façons, avec le calendrier de cette année, il va falloir s’attendre à rouler dans la boue. Scaer en Bretagne, ou même Peyrat le Chateau en septembre, il peut pleuvoir…

Pas de quoi faire peur à un normand, même exilé dans le sud… 
(Rire) Non, mais je roule plus dans le sec maintenant, quand même ! Comme je disais, je me sens bien sur la moto, ça devrait le faire quelque soit les conditions. Tout se passe bien avec l’équipe, tout le monde s’implique et est très motivé.  Je me fais plaisir, tout va bien, je suis bien dans ma tête ! Y’a plus qu’à !

09/03/2010

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