Si elle faisait un peu figure d’OVNI lors de son arrivée sur le marché, la Freeride et son concept novateur de machine hybride rando/franchissement a fini par trouver sa place. Certes, KTM n’en a pas vendu des wagons, mais la petite a tout de même réussi à trouver son public. Parmi eux, des femmes séduites par la hauteur de selle réduite par rapport à une enduro, des randonneurs par le côté facile de son moteur ou tout simplement des enduristes de longue date, qui cherchent une machine moins élitiste que celles d’aujourd’hui.

C’est précisément deux de ces énergumènes, capables de comprendre que bigger n’est pas forcément better, que nous avons réunis pour tester la nouvelle version 250 cm3 qui remplace la précédente 350, le modèle équipé d’un moteur 2T disparaissant du catalogue. Il n’en reste donc plus qu’une : notre 250 F du jour. Entre le plus belge des Ardéchois, à moins que ce ne soit le contraire, Stefan Houben, responsable des ventes chez Moto Expert, et son collègue David Testud, on est en présence de gars qui ont possédé au total une dizaine de Freeride. Autant dire des connaisseurs… « J’ai acheté la première quand elle est sortie et je n’ai plus jamais acheté une enduro » explique David, plus que convaincu.

Aujourd’hui heureux propriétaires d’un modèle 2T qu’il a eu la gentillesse de nous amener à titre de comparaison, il piaffe de monter sur notre nouveauté. Stef, lui, n’en est plus là. Il a déjà largement attaqué le testing de la 2018. Pneus enduro, kit filtre à air, courbes, démultiplication, kit disque arrière oversize… Tout a déjà été décortiqué par notre (moto) expert, qui lui aussi a pris sa “vieille” 350 2017 qu’il avait mise en vente chez KTM Valence, quasi neuve en fait, pour que l’on puisse être aussi complet que possible sur nos impressions.

Les changements, c’est maintenant

Mais en définitive, qu’est-ce qu’elle a de nouveau, cette 2018 ? Visuellement, ça ne saute pas aux yeux… Le moteur, déjà : le bloc 250 cm3 dernière génération (dégonflé à 26 Ch) remplace la 350 cm3 plus ancien (27 ch) qui datait de 2012. Le cadre, toujours le même périmétrique composite acier/alu, a été revu, avec l’adoption d’une colonne de direction plus haute censée donner plus de stabilité à l’ensemble, cette dernière ayant parfois été décriée sur ce modèle, tout en assurant une meilleure maniabilité également.

Essai complet de la KTM Freeride 250 F 2018 dans Enduro Magazine N°94