Steve Holcombe, le boss de l’enduro mondial en interview

C’est le Champion parmi les Champions. Il a tout gagné en 2018, du titre EnduroGP au “Brave One” Trophy en passant par le Super Test Akrapovic Award… Il était donc impossible pour nous de ne pas poser quelques questions à Steve HOLCOMBE (GB – Beta) pour en savoir plus sur ses secrets de préparations et ce qui le motive vraiment !

Encore une fois, Félicitations Steve ! Quelle deuxième partie de saison ! 5 victoires sur 7 possible en EGP et 10 d’affilée en E3…
Steve HOLCOMBE : « Ma deuxième partie de saison était un peu une rédemption par rapport à la première partie où je n’ai pas pu performer comme je le voulais. J’ai connu une situation que je n’avais jamais connu auparavant. Je ne m’étais jamais blessé et cette blessure m’a empêchée de rouler à mon meilleur niveau sur trois Grand Prix, c’est à dire un tiers du Championnat. C’est pour ça que la deuxième partie de l’année a été très importante pour moi mentalement. Il fallait que je montre ce que je savais vraiment faire et faire comprendre aux autres que j’étais ici pour une seule chose… gagner ! »

Pouvez-vous nous en dire plus sur cette blessure qui est intervenue après un bon Grand Prix de Finlande ?
S.H : « La Finlande s’est bien mieux déroulée que ce que j’espérais. Comme en 2017, j’ai pris la décision de venir plus tôt à mes frais. Là-bas j’ai reçu l’aide et les précieux conseils de Snellman motorsport et Petteri SILVAN. Leur aide a été très précieuse et j’ai pu engranger de l’expérience afin d’être réfléchi durant la course et marquer de gros points. Ça n’a pas été la même en Espagne. Au début du deuxième tour le Samedi, je suis tombé bêtement sur le côté droit dans la liaison. J’ai été aidé par Eero (REMES) et Brad (FREEMAN) mais j’avais du mal à respirer et une grande douleur sur la droite de ma poitrine. C’était la liaison avant mes “soucis d’eau”. J’ai tout de même serré les dents afin de rouler le deuxième jour. La douleur était encore plus forte la semaine suivante au Portugal. Pensant que c’était seulement un hématome j’ai roulé comme j’ai pu à Castelo Branco. Je suis ensuite rentré chez moi et j’ai fait plusieurs examens pour me rendre compte au final que j’avais deux côtes fêlées. Durant les trois semaines avant l’Estonie, j’ai pris quelques jours de repos avant de remonter sur la moto mais je sentais toujours une forte gêne. J’ai alors pris la décision de ne plus remonter sur la moto et de soigner mes côtes avec un traitement au laser. Je ne suis pas arrivé à 100% en Estonie mais j’ai été agréablement surpris de mes performances aux vues des circonstances. »

Alors que SALVINI a dominé la catégorie EGP durant les 5 premiers GP, vous êtes-vous dit que vous pourriez perdre le titre ?
S.H: « Oui et non ! Alex réalisait un début de saison parfait mais je savais que j’allais être meilleur plus la saison avançait et que lui ne serait pas en mesure de monter encore d’un cran. J’ai eu des doutes lorsque j’ai eu ce problème physique en Espagne mais j’avais confiance en mon plan. Je savais que, même avec l’écart qu’il y avait entre nous au moment du break estival, si je gagnais toutes les journées des trois derniers GP restants, je remporterais le titre. J’ai fini par gagner 5 journées sur 6 donc je suis plutôt satisfait. »

« J’ai horreur de perdre… »

D’autant plus qu’il semblerait que vous n’ayez pas pris de vacances durant le break estival ?
S.H : « Oui, mon but était de me préparer pour la suite. La plupart des pilotes aiment prendre quelques jours voire une semaine de vacances et ensuite se remettre au travail mais pour ma part, j’étais tellement remonté après un GP Trentino décevant, il fallait absolument que je m’entraine tout l’été. En plus de cela, avec le Grand Prix de France au format Cross-Country, je devais changer un peu la façon de m’entraîner. Dès le lendemain du Grand Prix à Pietramurata, j’ai commencé à compter les jours avant celui d’Edolo. »

Champion du Monde EGP & E3, Vainqueur du Mika Ahola “Brave One” Trophy pour la deuxième fois d’affilée, vainqueur du Akrapovic Super Test Award… Vous avez tout raflé cette année…
S.H : « Quand je vois tous ces trophées devant moi, je me dis que c’était quand même une sacrée saison. En y rajoutant mon invincibilité sur le Championnat d’Italie, c’est certainement la meilleure saison de ma jeune carrière. Je ne pourrais jamais assez remercier mon équipe et toutes les personnes qui m’aident. C’est grâce à eux si j’en suis là aujourd’hui… »

Allez-vous tenter un nouveau challenge et changer de catégorie en 2019 ?
S.H : « Je serai toujours présent sur l’EnduroGP et je ferai peut-être quelques courses annexes à côté. Ma Beta 300RR est au top en ce moment et le team va avoir de nouvelles choses à tester dessus dans les prochaines semaines. J’aime le proverbe, “on ne change pas une équipe qui gagne” donc vous devriez me retrouver en E3 et prêt à aller chercher un troisième titre EnduroGP. »

Ne craignez-vous pas de perdre la motivation aux vues de comment les choses se déroulent (4 titres en 3 saisons) ?
S.H: « Pas du tout ! J’ai 24 ans et ce n’est que ma 3ème saison professionnelle. Je pense que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre et il y a encore beaucoup d’aspect de mon pilotage que je veux améliorer durant cette intersaison. J’aime la préparation que j’ai eu l’hiver dernier et il me tarde de m’y remettre et même de l’améliorer afin de franchir un autre palier sur le plan physique. Ma motivation ne vient pas du succès, de l’argent ou de la célébrité… elle vient du fait que je ne supporte pas perdre. Tant que la concurrence est comme elle est aujourd’hui, je serai motivé comme jamais ! »

Communiqué ABC Communication

Discussion · Aucun commentaires

Il y a 0 commentaire à propos de "Steve Holcombe, le boss de l’enduro mondial en interview".

Personne n'a encore posté de commentaire. Commencez la discussion !

Groupe Cppresse | Boutique Cppresse | Trial Mag | Trail Adventure Mag | Génération Sans Permis | Génération 4x4 Mag | Original Vintage Mag | Maison à vivre Mag