Vraiment, la moto n’est pas si différente que ça d’une origine, à part le démarreur qu’on a enlevé pour gagner du poids et de l’inertie. Evidemment, on a quand même bossé pour l’adapter à Christophe, mais n’importe qui peut se faire à peu près la même. »

Cette confidence est signée Stéphane Porcher, qui n’est autre que le mécano officiel de Christophe. Un grand spécialiste des GasGas puisque le même Stéphane officiait déjà à la clé de 12 quand Christophe roulait pour les Espagnols, avant de s’occuper de Seb Guillaume ou de Rodrig Thain. Stéphane sait donc de quoi il parle ! « En fait, même le cylindre est d’origine, juste bien nettoyé et ajusté. Christophe, comme Antoine (Basset) d’ailleurs, roule avec le pot d’origine et pas avec le modèle FMF de l’EGP, parce qu’il trouve que celui-ci rend le moteur plus rond, ce qu’il recherche. » Le changement le plus notoire vient du carburateur, un Keihin « plus gros » que le standard, « pour plus gaver la moto en essence, tout simplement » poursuit notre homme.

Gavage !

A part ce détail qui n’en est pas un, il est vrai que la GasGas fait dans le sobre plus que dans le spectaculaire. La base est celle d’une EnduroGP, donc il y a déjà de la belle pièce. « Les tés X-Trig, par exemple, sont de série, note Stéphane. Je dirais qu’un des seuls trucs un peu difficiles à trouver, ce serait le disque avant. C’est un NG plus gros que l’origine, 270 mm, pas forcément évident à avoir. Par contre, si l’étrier est standard, le maître-cylindre Nissin est une référence Honda qui apporte plus de progressivité ». Quand on pense aux résultats assez météoriques du pilote depuis le début de la saison, on est tout de même en droit de se demander s’ils ne nous bourrent pas un poil le mou, les copains de chez GG… Et ça tombe bien, ça va bientôt être mon tour de monter sur la moto, pour voir tout ça en live.

Essai complet de la GasGas 300 EC C dans Enduro Magazine N°97