La sortie de la Beta Xtrainer en version 250, dérivée de la 300 que vous connaissez, n’est pas le fruit d’un institut de recherches sur l’opinion ni d’un département marketing. Non, elle est tout simplement due aux méprisables règlements d’importation de certains marchés non-européens. Des pays comme le Japon ou l’Indonésie prélèvent en effet un taux de TVA à l’importation qui augmente de façon exponentielle sur toutes les motos qui dépassent les 250 cm3.

Niche fiscale

Beta possédant un bloc adéquat, celui de la RR 250, le chemin vers une Xtrainer compatible avec les droits de douanes précités n’était vraiment pas long. C’est un décideur amateur d’enduro de chez Beta qui a compris que cette petite 250 n’était pas seulement une solution de compromis fiscal, mais bien une moto qui pouvait convaincre avec ses propres qualités. Cette 250, comme la 300 qui poursuit sa route au catalogue de la marque, profite de toutes les améliorations du millésime RR 2018. Par contre, le châssis est resté le même, avec son cadre périmétrique compact, ses composants de suspensions simplifiés à débattements raccourcis de 3 cm et un poids svelte de 98 kg à sec (quasi le même que la KTM 250 Freeride). En somme, la Xtrainer se présente comme une moto bon marché (mais pas cheap !), polyvalente, dont la vocation est d’abattre un pont entre l’enduro pour débutants et l’utilisation en escapades vers de l’enduro extrême. Une prétention assez ambitieuse me direz vous, mais déjà atteinte avec la 300. J’étais particulièrement curieux car selon mes comparaisons jusqu’ici des versions de compétition RR 250 et RR 300, j’avais toujours préféré la 250. Me restait donc à savoir si cette préférence était aussi transposable avec la Xtrainer…

Grandissima dans le technique

Soyons clairs, sur ce type d’enduro “débutant-randonnée-freeride” que représente la Xtrainer, le but n’a jamais été d’aller vite mais plutôt d’y aller sereinement et lentement. Et c’est surtout sur ce dernier point que cette petite 250 offre un gain facilement vérifiable par rapport à sa grande soeur de 300 cm3. Les bas régimes de la nouvelle 250 offrent une bien meilleure faculté de dosage, de sensibilité et en même temps, donne une réponse plus vivante aux coups de gaz que la 300 qui se montre à cet égard plus lente. Une contradiction apparente, mais qui s’avère formidable dans les passages techniques et difficiles où, pour se dégager d’un coup de gaz d’une marche, voire d’un tronc d’arbre, la 250 fait merveille.

Essai complet sur la Beta XTrainer dans Enduro Magazine N°97