Chez Sherco, la philosophie est de faire les choses avec sérieux et ambition, mais sans précipitation. Un précepte qui colle parfaitement avec le pro­gramme Dakar de la marque, qui, à force d’efforts depuis ses débuts « officiels » en rallye, présente aujourd’hui une équipe qui tient la route. Certes, la victoire paraît encore être un objectif quelque peu lointain, mais au train où vont les choses, ce pourrait devenir une réalité dans les années qui viennent. Pensez que Sherco ne dispose d’une moto d’enduro que depuis 2004, au moment où KTM gagnait déjà son quatrième Dakar avec Nani Roma … Et l’usine n’est présente sur la course que depuis 2009, ce qui fera une décennie au départ de cette édition.

Soit pas grand-chose à l’échelle d’une épreuve où l’expérience est le mot-clé, tant pour les pilotes que pour les équipes qui les accompagnent. Pour autant les N’IIIlois n’entendent pas faire que de la figuration sur les pistes d’Amérique du Sud. Depuis l’an der­nier, David Casteu, treize Dakar au compteur, dont une seconde place en 2007 et un titre de cham­pion du monde des rallyes 2010 sur une … Sherco justement, a pris les rênes de ce que l’on nomme le Sherco TVS Rally Factory. Le gars sait un peu de quoi il parle quand ça cause désert et espère bien que la moto comme ses poulains assureront une belle visibilité cette année à la marque, puisque c’est bien de ça qu’il s’agit quand on parle Dakar.

Un pilote à définir

Trois pilotes sont prêts à s’aligner au départ. Adrien Metge, qui a déjà deux Dakar à son actif avec le team. Son frère Mickael, ancien por­teur d’eau de Cyril Despres chez Yamaha, puis de Barreda chez Honda, autant dire une autre pointure. Et un petit nouveau en la personne de Lorenzo Santolino, ancien champion du monde Junior d’en­duro, qui se met au rallye avec appli­cation.

Essai complet de la Sherco 450 TVS Rally Factory dans Enduro Magazine n°101