Le Dakar sans assistance, ils sont peu nombreux à le tenter ! Cette année, sur plus de 180 motos au départ, seuls 16 pilotes sont engagés en « malle motos » la formule la moins onéreuse, la plus risquée, la plus difficile… Et parmi eux, il y a Nicolas Boyer (N°127) qui est loin d’être un inconnu dans le milieu. Concessionnaire (à Annonay en Ardèche) et motard passionné, il s’est engagé dans les plus prestigieuses épreuves du monde ; le Dakar une première fois en 2001 (35e à l’arrivée !), le Bol d’Or, mais aussi un GP de France en enduro, et cette année le Dakar sur le continent Sud-américain.

Et pour parfaire le tableau, il est le seul à piloter une « antique » Honda 400 Xr Monnier de 1999… coûtant dix fois moins cher qu’un modèle rallye actuel ! Un beau défi, respect !  On ne peut que lui souhaiter d’atteindre Santiago. Il était 101e hier après l’étape 3.

Pour suivre son Dakar, n’hésitez pas à le rejoindre sur sa page Facebook  Photo © NicolasBoyerDakar2013

 Voilà ce qu’il dit de ses ambitions sur le Dakar 2013 : « La même année, j’avais fait le Dakar et le Bol d’Or, ce qui est pas mal pour un motard. Alors depuis j’ai fait d’autres choses, mais à chaque fois que je rencontre quelqu’un, il me demande quand je repars sur le Dakar. Et cette année, j’ai eu l’appel de l’Amérique du Sud. J’ai une vieille moto, mais c’est une mécanique simple et fiable. Il y a un côté sentimental à s’élancer avec une moto de 1999, mais cela a aussi fonctionné à plusieurs reprises. Quand les autres partent avec une machine à 35 000 euros, la mienne ne coûte que 3 500 euros ! J’ai un budget total de 25 000 euros, je ne vois pas comment on peut faire moins. Je suis en malles-motos parce que je considère que c’est là que se trouvent les vraies valeurs du Dakar. D’ailleurs, si l’objectif est simplement d’arriver au bout, je suis aussi tenté par la victoire dans cette catégorie ».