Dakar : on fait chauffer les moteurs !

« Il y a certainement 10 mecs qui peuvent gagner au départ du Dakar ». Dans ce pronostic qui ne fâchera personne, Sam Sunderland n’oublie pas de se compter parmi les prétendants. En accord avec le numéro 1 qui sera collé sur sa moto et épinglé à son blouson, on serait même tenté de le placer au sommet de la liste. L’analyse du Britannique pointe en tout cas le changement d’ère depuis l’époque où les deux monstres de régularité qu’étaient Cyril Despres et Marc Coma se partageaient les titres. Le nouveau leader de l’équipe KTM sait qu’en rallye raid, les aléas sont nombreux à pouvoir contrarier les destins victorieux. Il en a encore fait les frais cette saison, laissant échapper le titre de champion du monde devant une moto figée par de fortes pluies au rallye du Maroc. Le couplet pourrait également être repris par Toby Price, l’autre ancien vainqueur présent sur le rallye, qui peut parler de la difficulté de défendre son titre. L’Australien avait quitté la course dans la quatrième étape avec un fémur fracturé en janvier dernier, et a passé l’essentiel de son année à soigner sa blessure. Malgré les incertitudes qui planent au-dessus de ce duo de tête, l’écurie KTM ne manque pas d’arguments pour aller chercher une 17e victoire consécutive. Dauphin de Sunderland l’année dernière, Matthias Walkner reste sur un succès au rallye du Maroc, où son coéquipier Antoine Méo (4e) a lui aussi montré qu’il faudra désormais compter avec lui.

S’ils ont été contraints de se contenter des accessits et de victoires d’étapes, les contradicteurs de KTM n’ont pas abdiqué et se montrent à nouveau en mesure de débattre au plus haut niveau. La menace est constante du côté de chez Honda, qui dispose peut-être en Joan Barreda du pilote le plus rapide du plateau à défaut d’être le plus régulier (19 victoires de spéciales au compteur !). Mais les atouts maîtres du team HRC se situent aussi chez Paulo Gonçalves (2e en 2015) à condition qu’il soit totalement remis de sa récente chute à l’entraînement, ou chez Kevin Benavides, contraint au forfait en 2017 mais qui talonnait Walkner il y a quelques semaines au Maroc (2e). Depuis son retour au premier plan, Yamaha a quant à elle connu le podium final grâce à David Frétigné (2009), Helder Rodrigues (2011, 2012) et Olivier Pain (2014), et peut maintenant compter sur un effectif rajeuni avec Adrien van Beveren (4e en 2017), associé à Franco Caimi, meilleur rookie de la dernière édition (8e) et à Xavier de Soultrait, vainqueur du Merzouga Rally et respectivement 4e et 5e sur les manches argentine et chilienne du championnat du monde. Dans ce domaine le plus régulier sur la saison a été comme en 2016 Paolo Quintanilla, qui enfourche à nouveau une Husqvarna. De notre côté, cela nous fait donc 11 hommes pour un titre, Mr Sam !

« Original by Motul » : le Dakar comme les pionniers

Leur destin tient dans une malle, où ils ont soigneusement sélectionné leurs outils essentiels, les vêtements dont ils ont besoin pour tout le rallye et un nombre limité de pièces de rechange. Ils ont choisi de vivre le Dakar « à la dure », sans bénéficier des services d’une structure d’assistance qui bichonne leur moto ou leur quad pendant qu’ils profitent de quelques heures de sommeil. Pour l’édition 2018, 28 pilotes sont engagés dans cette catégorie extrême qui porte le nom « Original by Motul » depuis l’arrivée de Motul en tant que partenaire principal. Cette course dans la course désigne un vainqueur dont le titre est particulièrement respecté. Au regard des états de service des pilotes inscrits, Olivier Pain fait partie des favoris, avec une expérience de 10 Dakar dont 5 terminés dans le Top 10. Mais l’ex-pilote officiel Yamaha se retrouvera confronté à de nouvelles difficultés et à des compétiteurs pour certains habitués à ces conditions à part. A suivre…

A retenir :

  • 142 pilotes de motos sont attendus au départ de la 40e édition du Dakar le 6 janvier prochain à Lima. Tenant du titre, Sam Sunderland a gagné en 2017 après avoir terminé le rallye pour la première fois de sa carrière.
  • Si la marque autrichienne KTM garde la faveur des pronostics, le titre de la catégorie semble particulièrement ouvert, y compris aux rivaux de chez Honda et Yamaha, toujours en embuscade.
  • En retrait de la bataille pour la gagne, 28 pilotes se lancent un défi supplémentaire en s’engageant dans la catégorie « Original by Motul ». Ces aventuriers à part n’ont jamais été aussi nombreux depuis l’arrivée du Dakar en Amérique du Sud.

Communiqué ASO, photo © ASO/ DPPI – E. Vargiolu 

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